C'est pourquoi elle se laisse submerger par ses émotions, et ses larmes la dévalorisent, quantité négligeable elle mérite son statut ... Elle prône la vacuité d'elle même, ne supporte plus son soi qu'elle se doit d'afficher. Trop de pensées alternent la purté de sa vie, en suspent dans le monde, elle lévite dans l'atmosphère et ses pensées se figent dans le temps. Retirée dans la nuit, prie à Qui-de-Droit et quémande la sérénité...Chuchotte dans ses mains jointes des voeux.
Camomille attend, elle attend. La patience est une vertue, dans le noir recroquevillée, assomée par la fatigue et la détresse... la tête enfouie dans ses genoux. Personnes qui savourez votre joie d'automne dans ses chagrins vous qui lui volez un sourire de ses lèvres meurtries, elle vous méprise. Les sanglots qui l'étrangle au fond de la gorge ne la tueront plus. Apparences néfastes, au diable les médisences, elle respire profondément et libère l'opression qui la ronge depuis novembre.
Elle se lève, toute petite camomille et danse à l'ivresse, à la mélodie de la pluie qui tombe sur les arbres nus. Tout crépitent alors doucement, la bougie célèste réchauffe ses mains glacées ainsi que la décrépitude des arbres maigres, gris et dénudés, la pluie qui lui crache au visage, et le vent qui la fouette.
L'automne de ta vie. Trop de doutes et trop de souhaits non exhaustifs... cette sensation de tout rater...
L'inexorable pour un moment.
Camomille laisse moi apaiser et panser tes blessures
